Portraits de hauts fonctionnaires dans l’Égypte pharaonique
2011
Catherine Chadefaud

Extrait de : "Usages savants et partisans des biographies, de l'Antiquité au XXIe siècle (édition électronique)"
Sous la direction de Christian Amalvi
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Éditions du CTHS
2011
p. 17-29
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Dès l’Ancien Empire apparurent les inscriptions funéraires accompagnées de scènes de la vie quotidienne et de formules d’offrandes. Le désir de justification et l’évolution des mentalités influencèrent le contenu de ces textes, composés par les scribes.
Au Nouvel Empire (1580-1085 av. J.-C.), ces biographies rédigées dans la capitale thébaine exaltent l’obéissance aux divinités et au pharaon garantes de l’ordre dans la société. À partir de trois exemples se dégage l’imbrication entre le politique et le religieux. Le vizir Rekhmirê se présente comme un administrateur rigoureux, surveillant les différents services centraux dont il est responsable, et rendant aussi la justice. Le grand prêtre d’Amon Nebounenef établit le récapitulatif de sa réussite dans le cadre religieux, politique et économique. Senenmout, architecte en chef de la reine Hatshepsout, est aussi trésorier, grand intendant et responsable des greniers d’Amon. Chacun d’entre eux participe à l’équilibre de la « Maât » dans une société théocratique.