Routes maritimes et réseaux portuaires en France au XVIIIe siècle
2011
Christian Pfister-Langanay

Extrait de : "Routes maritimes (édition électronique)"
Sous la direction de Jean DUMA ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Gwendoline PLISSON, Caroline SAUVAGE, José-Luis CORTES, Maria BRAULT, Christian PFISTER-LANGANAY, Emilie GABORIT, Olga FOURS, Gérard FOUCHARD
Paris, Éditions du CTHS
2011
p. 55-72
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L’amirauté de France exige un congé de tout navire qui sort d’un port du royaume. Chaque départ est donc consigné dans un registre relevant des droits de la navigation. L’auteur a calculé le trafic des ports situées entre Dunkerque et Fécamp, soit dix cités maritimes bordant la Manche orientale et la Mer du Nord en 1788-1789. Le volume varie considérablement de 1200 tonneaux à 130000 environ. L’ensemble porte sur un total de 260 000 tonneaux dont un tiers se dirige vers la France et un autre vers le Royaume-Uni. Les différentes directions du trafic sont visualisées par le biais de dix cartes qui montrent que chaque havre s’est tissé un réseau spécifique de relations, mélangeant à des degrés très divers le long-cours, le cabotage, la pêche et la fraude omniprésente sous ses latitudes.