Port-Vendres et la Compagnie de Navigation Mixte
2011
Emilie Gaborit

Extrait de : "Routes maritimes (édition électronique)"
Sous la direction de Jean DUMA ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Gwendoline PLISSON, Caroline SAUVAGE, José-Luis CORTES, Maria BRAULT, Christian PFISTER-LANGANAY, Emilie GABORIT, Olga FOURS, Gérard FOUCHARD
Paris, Éditions du CTHS
2011
p. 73-80
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le bassin méditerranéen est riche d’une histoire maritime pluriséculaire puisque dès l’Antiquité, les hommes se sont embarqués sur cet univers inconnu ouvrant de nombreuses routes maritimes dont plusieurs passaient déjà par Port-vendres. Cependant, comme l’explique l’historien Bernard Lepetit, il n’existe pas de réseaux sans nœuds, autrement dit, on ne peut évoquer ces routes sans souligner le rôle important des ports.
Port-Vendres fut un des lieux de fixation des activités d’échanges affirmant sa vocation commerciale au xixe siècle en développant ses infrastructures portuaires : quais, bassins, gares maritimes, voies de chemin de fer. Spécialisé dans l’importation, le port connaît un véritable essor lors de l’arrivée de la Compagnie de Navigation Mixte dans les années 1880. Motivée par la colonisation approfondie du Maghreb, l’installation de la Mixte a eu pour conséquence de développer l’économie du port et du village en créant de nombreux emplois directs ou induits.
Cet essor dure jusqu’en 1962, après quoi l’indépendance de l’Algérie conduit à une diversification des missions du port notamment en direction du Sud africain et de l’Amérique latine, avec une relance récente des liaisons marocaines en 2004.