Construire à Brouage : un premier état de la question
2011
Alain Champagne

Extrait de : "Migrations, transferts et échanges de part et d'autre de l'Atlantique. Histoire et Archéologie des XVIe et XVIIe siècles (édition électronique)"
Sous la direction de Steven R. Pendery et Fabienne Ravoire
133e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec, 2008
Éditions du CTHS
2011
p. 17-30
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

Brouage est un havre bien connu dès la fin du Moyen Âge, pour son rôle dans le commerce du sel, mais c’est à partir du milieu du XVIe siècle que le port semble bénéficier d’une politique d’urbanisme lui conférant l’aspect d’une ville. Depuis 2003, trois campagnes de fouilles archéologiques ont été menées à l’intérieur des remparts sur un îlot urbain, proche du palais du gouverneur, occupé entre les XVIe et XVIIe siècles. Ce type d’opération pour la période moderne est, en France, assez rare, à la différence du Québec. Il répond ici à des conditions de conservation tout à fait exceptionnelles. Les fouilles, toujours en cours aujourd’hui, permettent déjà de se faire une idée de la genèse de l’urbanisation et de l’influence de la nature marécageuse du terrain sur le site. Plusieurs matériaux (bois et pierres) et méthodes de construction se côtoient à Brouage et ont été vus en fouille. Ces données complètent l’apport des actes notariés plus précis sur la fonction des espaces, la position des clôtures et l’origine des matériaux. Le parcellaire d’origine est, lui, visible en fouille, mais aussi au travers des dimensions des bâtiments mentionnés dans les actes de vente.