L’Observatoire astronomique, météorologique et chronométrique de Besançon
2011
Patrick Blandin et Laurent Poupard

Extrait de : "Pratique et mesure du temps (édition électronique)"
Sous la direction de Joëlle Mauerhan
129e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004
Textes de Françoise Bayard, Patrick Blandin, Françoise Bléchet, Colette Bourrier-Reynaud, Sonia Clairemidi, Emmanuelle Cournarie, Raymond d'Hollander, Jean Davoigneau, Suzanne Débarbat, Ania Guini-Skliar, Aurélien Joudrier, François Lassus, Françoise Le Guet-Tully, Joëlle Mauerhan, François Meyer, Isabelle Moesch, Laurent Poupard, † Léon Pressouyre, François Puel, François Vernotte
Éditions du CTHS
2011
p. 43-58
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le décret présidentiel du 11 mars 1878 décide la création, à Besançon, d’un « Observatoire astronomique, météorologique et chronométrique ». S’il répond aux attentes de la faculté des sciences pour l’astronomie et du conseil général du Doubs pour la partie météorologique, la chronométrie est l’élément décisif de ce décret, et celui qui fonde l’originalité de l’établissement. En effet, devenue dans la seconde moitié du XIXe siècle la capitale française pour la fabrication des montres, Besançon doit alors faire face à la concurrence des Suisses – et des Américains –, qui disposent depuis longtemps de deux observatoires chronométriques leur permettant de jauger la qualité de leur production. Les bâtiments sont construits en 1883 et 1884 et le service de chronométrie fonctionne à partir du 5 août 1885. L’observatoire peut alors, d’une part, « fabriquer du temps » et le distribuer en ville, d’autre part, primer – à partir de 1888 – les fabricants lauréats de son concours chronométrique et favoriser leur formation en liaison avec l’École d’horlogerie, créée en 1862.