L’horlogerie dans Besançon : une architecture adaptée
2011
François Lassus

Extrait de : "Pratique et mesure du temps (édition électronique)"
Sous la direction de Joëlle Mauerhan
129e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004
Textes de Françoise Bayard, Patrick Blandin, Françoise Bléchet, Colette Bourrier-Reynaud, Sonia Clairemidi, Emmanuelle Cournarie, Raymond d'Hollander, Jean Davoigneau, Suzanne Débarbat, Ania Guini-Skliar, Aurélien Joudrier, François Lassus, Françoise Le Guet-Tully, Joëlle Mauerhan, François Meyer, Isabelle Moesch, Laurent Poupard, † Léon Pressouyre, François Puel, François Vernotte
Éditions du CTHS
2011
p. 59-70
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Sous le Second Empire, la fabrication des montres occupe à Besançon quelque cinq cents ateliers répartis dans la ville, spécialisés chacun dans la fabrication d’une pièce ou le montage des mouvements.
En 1860, le lotissement d’anciens jardins entraîne la construction d’immeubles dans lesquels les ateliers communiquent directement avec le logement de l’horloger, avec un autre accès pour les ouvriers (cinq, dix...), qui viennent chaque jour des quartiers populaires travailler au centre-ville. En dépit de leur apparence bourgeoise, ils participent à l’architecture industrielle, et le caractère très particulier de certains a donné lieu à des analyses farfelues. La transformation progressive de l’industrie horlogère entraîne une évolution de ces lieux du travail horloger dans la ville, dans l’implantation comme dans la structure.
L’horloger travaillant à domicile est présenté comme un modèle. Mais la confrontation de l’architecture avec l’organisation de « la fabrique » montre que le domicile dont il s’agit est le plus souvent celui du patron !...