L’horlogerie du haut Jura : histoire, architecture et production
2011
Laurent Poupard

Extrait de : "Pratique et mesure du temps (édition électronique)"
Sous la direction de Joëlle Mauerhan
129e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004
Textes de Françoise Bayard, Patrick Blandin, Françoise Bléchet, Colette Bourrier-Reynaud, Sonia Clairemidi, Emmanuelle Cournarie, Raymond d'Hollander, Jean Davoigneau, Suzanne Débarbat, Ania Guini-Skliar, Aurélien Joudrier, François Lassus, Françoise Le Guet-Tully, Joëlle Mauerhan, François Meyer, Isabelle Moesch, Laurent Poupard, † Léon Pressouyre, François Puel, François Vernotte
Éditions du CTHS
2011
p. 71-86
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La fabrication de l’horlogerie de gros volume – horloges monumentales, horloges de parquet et pendules – est attestée dans le haut Jura, à Morbier notamment, dès la seconde moitié du XVIIe siècle. Elle est alors, et durant tout le XVIIIe siècle, l’œuvre de pluriactifs – paysans, forgerons, etc. –, travaillant à domicile. Cette caractéristique va perdurer au XIXe siècle, simultanément au développement de l’établissage et à la création d’usines exploitant l’énergie hydraulique pour mécaniser la production. Toutefois, si le XXe siècle voit la quasi-disparition de l’industrie horlogère – la dernière usine est bâtie à Morbier en 1951 – et de ses industries annexes – émail et estampage –, cette activité est encore très présente localement : en ville comme à la campagne, elle se lit dans l’architecture par l’existence de baies spécifiques ; elle s’expose au clocher des églises et des bâtiments publics ; elle perdure à Morez avec le lycée technique Victor-Bérard, descendant de l’École d’horlogerie créée en 1852.