Le rôle des enseignants des formations techniques bisontines dans la filiation horlogerie-microtechniques
2011
Emmanuelle Cournarie et Isabelle Moesch

Extrait de : "Pratique et mesure du temps (édition électronique)"
Sous la direction de Joëlle Mauerhan
129e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004
Textes de Françoise Bayard, Patrick Blandin, Françoise Bléchet, Colette Bourrier-Reynaud, Sonia Clairemidi, Emmanuelle Cournarie, Raymond d'Hollander, Jean Davoigneau, Suzanne Débarbat, Ania Guini-Skliar, Aurélien Joudrier, François Lassus, Françoise Le Guet-Tully, Joëlle Mauerhan, François Meyer, Isabelle Moesch, Laurent Poupard, † Léon Pressouyre, François Puel, François Vernotte
Éditions du CTHS
2011
p. 87-93
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L’histoire de l’industrie horlogère bisontine montre que la création des centres de formation, des instituts de recherches et des organisations professionnelles correspond à des temps où, soit la production de l’objet subit des mutations (début du XIXe siècle, apparition des usines de production qui remplacent les ateliers artisanaux), soit la production passe d’un seul objet – la montre – à différents supports sur lesquels s’appliquent différentes techniques de précision (années soixante-dix, crise de l’horlogerie et diversification vers le secteur des microtechniques).
Ces structures d’organisation professionnelle, de recherche et de formation sont plébiscitées par les politiques locales qui, par leur biais, donnent à une industrie les moyens de lutter contre la concurrence et de rester active dans la vie économique locale.
La formation des « microtechniciens » dans des écoles spécialisées est indispensable pour leur adaptation aux changements de production lors de mutations, et afin que l’industrie locale bénéficie d’une main-d’œuvre qualifiée.
Actuellement, il existe plusieurs centres de productions microtechniques en France, mais Besançon reste « capitale des microtechniques » avec le plus grand nombre de lieux de formation en microtechniques. Peut-on penser alors que le prestige d’une industrie locale tient à l’importance et à la qualité de ses centres de formation ?