Les horlogers à Lyon à l’époque moderne (XVIIe-XVIIIe siècles)
2011
Françoise Bayard

Extrait de : "Pratique et mesure du temps (édition électronique)"
Sous la direction de Joëlle Mauerhan
129e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004
Textes de Françoise Bayard, Patrick Blandin, Françoise Bléchet, Colette Bourrier-Reynaud, Sonia Clairemidi, Emmanuelle Cournarie, Raymond d'Hollander, Jean Davoigneau, Suzanne Débarbat, Ania Guini-Skliar, Aurélien Joudrier, François Lassus, Françoise Le Guet-Tully, Joëlle Mauerhan, François Meyer, Isabelle Moesch, Laurent Poupard, † Léon Pressouyre, François Puel, François Vernotte
Éditions du CTHS
2011
p. 125-136
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le nombre des montres et horloges privées et publiques ne cesse de croître à Lyon, comme le montrent les inventaires établis après le décès des Lyonnais, les registres de délibérations et les comptabilités municipales.
Cet engouement entraîne le recours aux horlogers présents dans la ville depuis le Moyen Âge. Ils rédigent leurs statuts en 1658. Leurs ateliers-boutiques se diffusent dans toute la cité. Avec des outils et des pièces détachées spécifiques, ils fabriquent, réparent et vendent. Leur clientèle est majoritairement constituée de privilégiés ou de personnes fortunées.
Ce groupe de techniciens se constitue à Lyon, la plupart d’entre eux n’étant pas originaires de la ville et émergeant de milieux très variés. Ils y acquièrent une bonne aisance et restent un milieu ouvert comme le montrent les métiers de leurs fils, les mariages de leurs filles et leurs relations.
Les horlogers sont donc un exemple de groupe social dont l’ascension dans la cité se réalise grâce à la possession de techniques précises.