Les cloches au monastère, origine et usage en Occident
2011
Aurélien Joudrier

Extrait de : "Pratique et mesure du temps (édition électronique)"
Sous la direction de Joëlle Mauerhan
129e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004
Textes de Françoise Bayard, Patrick Blandin, Françoise Bléchet, Colette Bourrier-Reynaud, Sonia Clairemidi, Emmanuelle Cournarie, Raymond d'Hollander, Jean Davoigneau, Suzanne Débarbat, Ania Guini-Skliar, Aurélien Joudrier, François Lassus, Françoise Le Guet-Tully, Joëlle Mauerhan, François Meyer, Isabelle Moesch, Laurent Poupard, † Léon Pressouyre, François Puel, François Vernotte
Éditions du CTHS
2011
p. 151-162
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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À partir des règles et des coutumiers, nous avons observé tout d’abord quels furent les premiers instruments de l’appel monastique et comment la cloche s’est imposée face à ses concurrents, le cor et la tabula. Il s’agit d’une victoire tardive : les cloches ne sont réellement inventées qu’à l’époque carolingienne et ne s’imposent qu’aux siècles suivants. Puis, nous avons cherché à comprendre comment les sonneries rythment la vie monastique : il ne s’agit pas tant de mesurer le temps qui passe que de signaler un instant (indiquer que le moment est venu de faire telle ou telle chose). Les cloches monastiques sonnent les heures inégales mais scandent également les actes de la vie quotidienne. Nous avons en effet constaté une grande variété des sonneries, qui vont bien au-delà du simple signal horaire. Pour cette dernière partie, nous avons fait appel à un dépouillement nouveau des mentions de cloches dans les textes médiévaux.