Toponymie et gnomonique, ou des montagnes et des heures
2011
François Puel

Extrait de : "Pratique et mesure du temps (édition électronique)"
Sous la direction de Joëlle Mauerhan
129e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004
Textes de Françoise Bayard, Patrick Blandin, Françoise Bléchet, Colette Bourrier-Reynaud, Sonia Clairemidi, Emmanuelle Cournarie, Raymond d'Hollander, Jean Davoigneau, Suzanne Débarbat, Ania Guini-Skliar, Aurélien Joudrier, François Lassus, Françoise Le Guet-Tully, Joëlle Mauerhan, François Meyer, Isabelle Moesch, Laurent Poupard, † Léon Pressouyre, François Puel, François Vernotte
Éditions du CTHS
2011
p. 163-168
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Il existe dans les Dolomites, au sud de la ville de Sesto, cinq sommets dont les noms désignent des heures successives de la journée. Cet ensemble de sommets peut être assimilé à un cadran solaire analemmatique Nous étudions ce cadran solaire naturel d’un point de vue astronomique (dates et lieux de validité). C’est sans doute le plus complet des Alpes, mais il existe en Europe bien d’autres noms de montagnes servant à marquer une heure pour une localité donnée ; nous en indiquons quelques exemples. Avant de chercher quels pouvaient être les besoins pour les montagnards de connaître l’heure (prière, travail, repas... ?), il serait intéressant de recenser tous les noms de sommets semblant désigner une heure, puis de procéder à une analyse historique (de quand datent ces noms ?), critique (attention aux méprises) et astronomique.