Les sociétés savantes sarthoises et quelques-uns de leurs membres
2011
René Plessix

Extrait de : "Les Sociétés savantes locales : des hommes au service de la connaissance et de la culture (édition électronique)"
Sous la direction de Bruno Delmas et Martine François
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de Pierre Barbier, Danielle Bégot, Colette Bourrier-Reynaud, Bruno Delmas, Jean Flouret, Martine François, Aurore Hillairet, Pierre-Yves Péchoux, Cédric Pernette, René Plessix, Fanie Saint-Laurent, † Claude Tourniaire, Jean-Bernard Vaultier
Éditions du CTHS
2011
p. 113-130
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Dans la Sarthe, le Bureau d’agriculture institué en 1761 devient la Société d’agriculture, sciences et arts, chargée, pour quelques-uns, de donner l’impulsion au mouvement de décentralisation intellectuelle. Société savante consacrant l’essentiel de ses travaux à l’agriculture, elle n’atteindrait pas, selon certains, tout le rayonnement possible. Des manoeuvres tortueuses provoquent, en 1875, une scission et la fondation de la Société historique et archéologique du Maine. Celle-ci se trouve confrontée, en 1893, à l’apparition d’une nouvelle revue d’histoire locale, exploitant le même filon, qui engendre, fin 1899, la Société des archives historiques du Maine. La personnalité des fondateurs de ces institutions rivales, puis celle de leurs successeurs, les milieux sociaux et professionnels de recrutement des membres, l’appartenance de certains à plusieurs sociétés, la notabilité dont ils jouissent en un temps où l’université ne les concurrence pas posent question.