Édouard Beltrémieux (1825-1897), une ascension sociale et politique par les sociétés savantes
2011
Jean-Bernard Vaultier

Extrait de : "Les Sociétés savantes locales : des hommes au service de la connaissance et de la culture (édition électronique)"
Sous la direction de Bruno Delmas et Martine François
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de Pierre Barbier, Danielle Bégot, Colette Bourrier-Reynaud, Bruno Delmas, Jean Flouret, Martine François, Aurore Hillairet, Pierre-Yves Péchoux, Cédric Pernette, René Plessix, Fanie Saint-Laurent, † Claude Tourniaire, Jean-Bernard Vaultier
Éditions du CTHS
2011
p. 147-157
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Édouard Beltrémieux succède aux « pères fondateurs » de la Société des sciences naturelles de la Charente-Inférieure, Louis-Benjamin Fleuriau de Bellevue et Charles-Marie d’Orbigny. Il a été éclipsé dans l’historiographie locale par ces savants célèbres de La Rochelle. Il entre à la Société des sciences naturelles en 1846 et devient conservateur de son muséum départemental en 1854. À la chute du Second Empire, il devient maire de La Rochelle, de 1871 à 1874, puis de 1876 à 1879. Durant ses mandats, il transforme la ville en favorisant le projet du port industriel de La Pallice, en faisant restaurer l’hôtel de ville, agrandir le muséum et en développant le lycée. Édouard Beltrémieux est à la fois conservateur des deux muséums de La Rochelle, président de l’Académie des belles-lettres, de la Société des sciences naturelles, de la Société des amis des arts, de géographie, d’horticulture de sa ville et membre de la loge maçonnique l’Union parfaite. Son parcours montre l’ascension d’un simple agent de négoce qui, par son sens de l’organisation, par ses réseaux savants et politiques, arrive à la tête de La Rochelle au début de la IIIe République.