S’imposer en participant à des consultations nationales : l’exemple de la Société d’étude et de conférences
2011
Fanie Saint-Laurent

Extrait de : "Les Sociétés savantes locales : des hommes au service de la connaissance et de la culture (édition électronique)"
Sous la direction de Bruno Delmas et Martine François
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de Pierre Barbier, Danielle Bégot, Colette Bourrier-Reynaud, Bruno Delmas, Jean Flouret, Martine François, Aurore Hillairet, Pierre-Yves Péchoux, Cédric Pernette, René Plessix, Fanie Saint-Laurent, † Claude Tourniaire, Jean-Bernard Vaultier
Éditions du CTHS
2011
p. 159-166
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

La Société d’étude et de conférences (SEC), fondée à Montréal en 1933, est née de l’engouement de femmes pour la culture. Pour l’époque, il s’agit d’une formule novatrice qui encourage les femmes à développer leur savoir dans des cercles d’étude, à organiser des événements dans le milieu du livre et à défendre des idées auprès des pouvoirs publics. Par la rédaction de mémoires soumis au gouvernement du Canada dans le cadre de commissions royales d’enquête, les membres de la Société d’étude et de conférences s’intéressent à plusieurs sujets (la culture, les télécommunications, la question linguistique et la situation de la femme) et se positionnent dans un espace public dominé par les hommes. Cet article présente les mémoires soumis au gouvernement canadien entre 1949 et 1968 et montre dans quelle mesure la Société d’étude et de conférences se sert de ces prises de position, tant pour participer à la définition de la société dans laquelle elle évolue que pour s’imposer comme regroupement dans l’espace public.