Les « femmes savantes », ou quand les femmes entrent-elles dans les sociétés savantes ?
2011
Martine François

Extrait de : "Les Sociétés savantes locales : des hommes au service de la connaissance et de la culture (édition électronique)"
Sous la direction de Bruno Delmas et Martine François
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de Pierre Barbier, Danielle Bégot, Colette Bourrier-Reynaud, Bruno Delmas, Jean Flouret, Martine François, Aurore Hillairet, Pierre-Yves Péchoux, Cédric Pernette, René Plessix, Fanie Saint-Laurent, † Claude Tourniaire, Jean-Bernard Vaultier
Éditions du CTHS
2011
p. 167-171
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

Si quelques femmes célèbres sont acceptées dans les académies d’Ancien Régime, souvent comme « membres associés », le nombre de femmes membres des sociétés savantes au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe est très réduit. Quelques noms apparaissent dans les sociétés scientifiques au début du XXe siècle. Des comptes rendus de conseils d’administration ou de séances soulèvent également le problème, avec d’intéressants débats contradictoires à l’élection de telle ou telle savante. L’entrée massive des femmes dans les sociétés ne se fera qu’après les années soixante, souvent sans responsabilités, et si la parité existe depuis quelques décennies, ce phénomène n’est pas réparti de façon égale, les sociétés anciennes et les académies restant avec un ratio très minoritaire (moins de 10 % en général).