La créativité et l’effacement dans l’entourage féminin d’Albert Camus
2011
Pierre-François Astor

Extrait de : "La Construction du grand auteur (édition électronique)"
Sous la direction de Louis Bergès ; 134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009

Pierre-François Astor, Gilles Bancarel, Louis Bergès, Alain Boulaire, Mariane Bury, Caroline Casseville, Abdallah Cheikh-Moussa, Gilbert-Robert Delahaye, Anastasia Iline, Anne Marle,

Paris, éditions du CTHS
2011
p. 9-20

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Autour d’Albert Camus apparaissent des artistes et des intellectuelles. Catherine Sellers ou Maria Casarès sont connues. Jeanne-Paule Sicard ou Blanche Balain le sont moins. Elles animaient avec lui cette vie artistique et intellectuelle qui marque Alger dans les années Trente. Elles ont joué un rôle moins négligeable qu’elles pouvaient peut-être le penser dans la formation de l’écrivain – si même elles daignaient y penser. En témoignant de leur soutien dans sa carrière ou en lui rendant hommage après sa mort, elles ont naturellement effacé une contribution qui était pourtant la logique même de la vie et, servi la mémoire du grand écrivain. La modestie du parcours de la poétesse Blanche Balain et son amour pour l’homme peuvent l’expliquer ; la brillante carrière de Jeanne-Paule Sicard que Camus considérait comme son égale, moins. Elle a pourtant à son égard la même attitude, qui sera également celle de la « grande » Maria Casarès.