Destins parallèles de deux orientalistes : Johann Michaël Vansleb et Antoine Galland
2011
Gilbert-Robert DELAHAYE

Extrait de : "La Construction du grand auteur (édition électronique)"
Sous la direction de Louis Bergès ; 134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009

Pierre-François Astor, Gilles Bancarel, Louis Bergès, Alain Boulaire, Mariane Bury, Caroline Casseville, Abdallah Cheikh-Moussa, Gilbert-Robert Delahaye, Anastasia Iline, Anne Marle,

Paris, éditions du CTHS
2011
p. 93-105

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Sous le règne de Louis XIV, le ministre Colbert envoie quasi simultanément deux voyageurs en mission au Proche-Orient pour acheter des manuscrits orientaux, des monnaies et des médailles pour la Bibliothèque royale. L’un, l’érudit Antoine Galland, se déplaçant le plus souvent dans l’entourage d’ambassadeurs français à Constantinople connaîtra gloire et honneurs, sera membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, professeur au Collège royal, antiquaire du roi. Il passera à la postérité pour la traduction et l’édition des Mille et une nuits. L’autre, le dominicain allemand Johann Michaël Vansleb, se déplaçant en Égypte et dans l’Empire turc dans des conditions risquées, discrédité pendant son absence par un de ses anciens maîtres, ne recevra à son retour aucun témoignage de reconnaissance et mourra trois ans après être rentré d’Orient en remplissant les modestes fonctions de vicaire dans un village du sud de l’actuel département de Seine-et-Marne. Cette étude confronte ces deux destinées et les comportements de l’un et de l’autre voyageur.