De l’orpaillage à la cité idéale : habitats, mythes et représentations de la nature sur la rivière Oyapock
2011
Egle Barone Visigalli

Extrait de : "Le Paysage d'aujourd'hui à hier, d'hier à aujourd'hui (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-René Trochet
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Aziz Ballouche, Egle Barone Visigalli, Françoise Bayard, Marc Benoît, Delphine Bousquet, Martine Camiade, Anne Combaud, Jeanne Cornuet, Benjamin Dolfo, Mustapha El Hannani, Faïza Khebour Allouche, Fabien Knittel, Jean-Pierre Lacombe-Massot, Sylvie Le Clech-Charton, Alain Marre, Dominique Pargny, Adrien Plassais, Aude Nuscia Taïbi, Yves Truel, Jean-Roger Wattez
2011
p. 169-185
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Dans le cadre du programme de recherche « Les sociétés du bassin de l’Oyapock : occupations, pratiques et représentations de l’environnement (XVIIe- XXIe siècles) » du Centre d’Archivage des documents ethnographiques de la Guyane – université des Antilles et de la Guyane (CADEG-UAG), nous analysons les discours et les usages de l’environnement des populations installées de part et d’autre de la rivière Oyapock (Guyane) depuis le XVIIe siècle. Cet article présente notamment un premier aperçu des transformations des paysages et la dynamique d’occupation du territoire dans la zone frontalière Camopi/Vila Brasil. L’habitat de l’Est guyanais (de part et d’autre de l’Oyapock, fleuve frontalier avec le Brésil) est-il le résultat de métissages profonds, d’emprunts et d’échanges depuis la colonisation ? Nous essayons de retracer l’histoire de cet espace depuis la fondation des missions jésuites sur le territoire.
Les villages forestiers de Vila Brasil (ex-comptoir de l’orpaillage clandestin face au bourg amérindien de Camopi, du côté français), aujourd’hui porte d’accès au parc national brésilien des Tumucumaque, et d’Ilha Bela, la base arrière actuelle des orpailleurs brésiliens de cette région, montrent une rapide évolution des modes d’installation, des relations entre groupes ethniques et du rapport à l’environnement. Quelles relations à l’environnement amazonien ont les nouveaux protagonistes de ce front pionnier ? Quels discours et quelles représentations se croisent de part et d’autre du fleuve ?