L'art du sud (épuisé)
De la création à l'identité (XIe-XXe siècle) - 2003
sous la direction de Quitterie Cazes ; 126e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Toulouse, 2001
Amélie de Laage, Chantal Fraïsse, Quitterie Cazes, Maurice Scellès, Emmanuel Garland, Olivier Testard, Carine Rizzardi, Christophe Balagna, Virginie Czerniak, Jean-Pierre Suau, Alain Smittarello, Julien Lugand, Linnéa Rollenhagen Tilly, Jean Nayrolles, Luce Rivet-Barlangue
ISBN : 2-7355-0540-5
211 p., 21 x 27 cm
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (1990-)
Code Sodis : F30555.0
Les contributions rassemblées dans ce volume sont autant de fenêtres ouvertes sur l'art du Sud entre le XIe et le XXe siècle qui, au-delà des cas concrets étudiés, suscitent des remises en perspective. La création, dans tous les domaines, est d'abord l'expression d'un projet intellectuel : manuscrits du XIe siècle issus du scriptorium ou réalisation en 1100 du cloître de la puissante abbaye de Moissac, construction de la cathédrale gothique de Toulouse ou de la collégiale de Montréal dans l'Aude. Mais les formes architecturales peuvent aussi résulter des confrontations de théoriciens lorsqu'il s'agit de décider dans quel style construire les églises du Midi au XIXe siècle.
Les formes artistiques manifestent le respect pour des modèles prestigieux comme à Saint-Front de Périgueux, traduisent les attentes d'une communauté, ainsi l'adoption de l'art roman dans les Pyrénées, ou répondent aux exigences de grands prélats comme en Gascogne à l'époque gothique. Les références septentrionales sont parfois discrètes, dans les peintures murales de Montpezat-de-Quercy, d'un XIVe siècle dominé par l'italianisme ; elles sont parfois revendiquées comme dans les constructions civiles ou les aménagements urbains des XVIIe et XVIIIe siècles de Toulouse ou Montpellier. À Perpignan au XVIIe siècle, on se tourne aussi vers Rome.
Les ressorts de ces créations sont multiples : expression d'une pensée théologique, affirmation d'un goût, affiliation à un courant, recherche de la modernité. Mais les constructions des ordres mendiants de Carcassonne visent aussi à un partage territorial des âmes, et l'image peut avoir valeur d'affiche et donc de propagande : c'est le cas d'une gravure du XVIe siècle, François Ier offrant son coeur à Éléonore d'Autriche. Toutefois, ce n'est vraiment qu'aux XIXe et XXe siècles que l'art et les prises de position qu'il suscite deviennent porteurs de préoccupations identitaires.
Table des matières :
Introduction - p. 9 Amélie de Laage Les chapiteaux romans de Saint-Front de Périgueux - p. 13 Chantal Fraïsse Culture monastique au début du XIe siècle : la cas du scriptorium de Moissac - p. 27 Quitterie Cazes et Maurice... (lire la suite...)
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