« Sans cela une ville ne peut être heureuse » : le rôle des gouverneurs et des commandants dans l’aménagement des villes-frontières au XVIIIe siècle
2012
Guillaume Lasconjarias

Extrait de : "Paysage de force et plaisir du paysage (édition électronique)"
Sous la direction de Henri Bresc
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
2012
p. 129-138
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Dans les principales villes-frontières de l’Est de la France (évêchés, Lorraine et Alsace), le paysage urbain évolue fortement au cours du XVIIIe siècle sous la pression des élites militaires (gouverneurs et commandants en chef). Outre la construction et la rénovation des fortifications, on bâtit des aménagements destinés à accueillir les troupes (casernements, hôpitaux). La présence militaire investit la cité : outre leurs tâches quotidiennes (garde, patrouilles), les soldats s’emparent bientôt du maintien de l’ordre public, y compris dans les espaces publics civils, au risque d’exacerber les tensions avec les autres acteurs (notamment les autorités municipales). Car les militaires tendent à s’approprier non seulement l’espace urbain, mais aussi les pouvoirs qui y sont liés.