De La Rochelle à Rome en 1717 : un curieux pèlerin
2012
Jean Flouret

Extrait de : "Le Pèlerinage de l'Antiquité à nos jours (édition électronique)"
Sous la direction d'André Vauchez
130e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005
Textes de Claude Bouhier, Diane Carron, Nicolas Champ, Andrée Dagorne, Laurent Durnecker, Jean Flouret, Pierre-Gilles Girault, Florence Mouchet-Chaumard, Gilberte Genevois, Humbert Jacomet, Sylvie Miaux, Louis Mollaret, Micheline Mouradian, Renaud Mousty, Denise Péricard-Méa, Adeline Rucquoi, Annie Saunier, Mary Sainsous, Jean-Pierre Sodini, Hervé Terral
Éditions du CTHS
2012
p. 169-177
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La Relation d’un voyage de La Rochelle à Rome, du 22e janvier 1717, avec la distance d’un lieu à l’autre et plusieurs remarques sur différents endroits, par un nommé Lefuel, a été donnée à l’Académie royale des belles-lettres de La Rochelle en 1775. On sait peu de choses sur son auteur, apparemment un clerc envoyé par son évêque dans la Ville sainte pour éprouver sa vocation... Il ne fait aucune remarque sur les cérémonies religieuses qui ont été le sujet d’une autre relation que nous ne possédons pas, et les exercices pieux ne semblent guère le préoccuper. En revanche, son récit est celui des tribulations d’un jeune « goliard » désargenté qui cherche à passer le temps agréablement, à boire et à faire bonne chère. Pour payer moyens de transport et nourriture, il se procure de l’argent en sollicitant les ordres religieux et les autorités ecclésiastiques, mais aussi en faisant la quête dans les collèges auprès des élèves. Il est surtout en contact avec des aubergistes, des capitaines de navires, des serviteurs plus ou moins louches, des petites gens, des prostituées, et il témoigne des difficultés éprouvées par les voyageurs, mais aussi de la vie quotidienne des petits comme des grands, des hommes comme des femmes dans l’Italie et la France du XVIIIe siècle.