Le concept d’unité paysagère entre paysagistes et géographes : la question de l’échelle
2012
François Legouy

Extrait de : "Les Outils de représentation du paysage (édition électronique)"
Sous la direction de Cécile Souchon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Stéphane Blond, Charles-André Buffet, Colette Bourrier-Reynaud, Juliette Dumasy, Jean-Yves Guillaumin, François Legouy, Yvonne-Hélène Le Maresquier-Kesteloot, Anne-Gaël Noussan, Mauricio Onetto Pavez, Diana Ospina, Monique Pelletier, Judicaël Petrowiste, Cécile Souchon, Ilona Woronow.
Éd. du CTHS
2012
p. 69-86
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le paysage et l’unité paysagère sont des concepts utilisés par les géographes comme par les paysagistes. Le paysage n’est pas n’importe quelle image. C’est une image vue à l’oblique d’un seul regard depuis un lieu d’observation. Depuis la loi de 1993 sur le paysage, les atlas du paysage ont fleuri à l’échelle des départements, voire des régions. Chaque atlas présente sa méthode de transcription cartographique et les unités paysagères qui en découlent. Or, les unités paysagères sont souvent grandes de l’ordre de 100 kilomètres carrés. Cette surface paraît démesurée pour qu’il soit encore possible de parler de paysage. Il vaudrait mieux parler d’unité spatiale d’ordre supérieur. Passé une certaine échelle, l’analyse paysagère s’estompe au profit de l’analyse spatiale. Cette approche géographique croisée entre paysage et espace et avec des échelles emboîtées est du reste une vieille tradition vidalienne.