Le traité de Saint-Germain en 1632 : Ébauche d’une diplomatie « coloniale » ?
2012
Valérie Paireau

Extrait de : "Le peuplement européen des Amériques (xviie-xxe siècle) "
Sous la direction de Alain Faure ; 133e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec 2008

Marylin Bernard, Christiane Demeulenaere-Douyère, Anne Rothenbülher, Valérie Paireau, Claudy Valin, Nadège Sougy, Esther Pelletier, Olivier Hutet, Augustin Roland D’Almeida, Véronique Mendès-Geffroy, Gérard Lafleur, Josianne Paul, Jean-François Michel, Samsonette Cosserat, Pierre Jambard, Valérie Feschet, Claude Fagnen, Marie-Noële Denis, Jean-Yves Puyo
Pars, éditions du CTHS
2012
p. 14-26

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En mars 1632, est signé à Saint-Germain-en-Laye un traité restituant à la France le Québec et l’Acadie, occupés depuis 1629 par les membres d’une compagnie de commerce anglaise. Il est signé à la période durant laquelle sont fondés les premiers établissements européens en Amérique du Nord et les infrastructures politiques et commerciales destinées à les exploiter. Ce traité met en relief la place de la colonie française dans les relations franco-anglaises et le développement d’un antagonisme métropolitain au sujet des territoires américains. Il révèle surtout, à ce moment de l'histoire, l’importance des compagnies de commerce dans la gestion de la colonie ainsi que les traits caractéristiques des relations franco-anglaises à propos des possessions nord-américaines : question de l’antériorité de la découverte mais aussi place minime dans les problèmes européens.