Le négoce transatlantique des produits de luxe (xviiie-xixe siècles)
2012
Nadège Sougy

Extrait de : "Le peuplement européen des Amériques (xviie-xxe siècle) "
Sous la direction de Alain Faure ; 133e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec 2008

Marylin Bernard, Christiane Demeulenaere-Douyère, Anne Rothenbülher, Valérie Paireau, Claudy Valin, Nadège Sougy, Esther Pelletier, Olivier Hutet, Augustin Roland D’Almeida, Véronique Mendès-Geffroy, Gérard Lafleur, Josianne Paul, Jean-François Michel, Samsonette Cosserat, Pierre Jambard, Valérie Feschet, Claude Fagnen, Marie-Noële Denis, Jean-Yves Puyo
Pars, éditions du CTHS
2012
p. 27-38

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Cet article se veut une réflexion sur le négoce transatlantique des produits de luxe entre les xviiie et xixe siècles. Quelle est l'évolution des offres anglaise et française en produits superflus sur les marchés américains, Antilles et Amériques du Nord ? Dans la deuxième moitié du xviiie siècle, la Grande-Bretagne, malgré la guerre, demeure le premier fournisseur en produits manufacturés des Treize colonies puis des États-Unis. Les Français, après une période favorable à la fin des années 1780, ne réussissent pas à s’implanter durablement sur le marché des produits de nécessité et de commodité. Progressivement, à mesure que les États-Unis prospèrent, apparaît une nouvelle division internationale du travail dans laquelle la France mise sur l’exportation de produits de luxe. Ces produits d’ostentation, soierie, modes, bijoux, cristal, parfum sont une réponse à la concurrence anglaise sur le marché américain et témoigne de l’évolution sociale, culturelle et économique des Américains dans la première moitié du xixe siècle.