À la conquête des marchés transatlantiques : l’aventure américaine de la Société Auxiliaire d’Entreprises
2012
Pierre Jambard

Extrait de : "Le peuplement européen des Amériques (xviie-xxe siècle) "
Sous la direction de Alain Faure ; 133e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec 2008

Marylin Bernard, Christiane Demeulenaere-Douyère, Anne Rothenbülher, Valérie Paireau, Claudy Valin, Nadège Sougy, Esther Pelletier, Olivier Hutet, Augustin Roland D’Almeida, Véronique Mendès-Geffroy, Gérard Lafleur, Josianne Paul, Jean-François Michel, Samsonette Cosserat, Pierre Jambard, Valérie Feschet, Claude Fagnen, Marie-Noële Denis, Jean-Yves Puyo
Pars, éditions du CTHS
2012
p. 39-50

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La Société Auxiliaire d’Entreprises (SAE), principale entreprise française de bâtiment durant les Trente glorieuses, a longtemps connu une croissance fondée sur le marché national. En raison de la récession de la deuxième moitié des années 1970 elle s’intéressa aux débouchés internationaux et tenta de s’implanter sur le continent américain. Elle racheta des entreprises de construction aux États-Unis, mais ne parvint pas à y introduire ses méthodes de travail. De même, elle échoua à s’implanter durablement en Amérique latine, en raison des besoins spécifiques de ces pays en développement, touchés par la crise de la dette à partir de 1982. Ces difficultés offrent un éclairage intéressant sur l’importance des facteurs culturels dans le domaine des stratégies industrielles et commerciales. Elles confirment combien la transposition d’un mode de croissance à des traditions et des cultures différentes est chose délicate, qu’il s’agisse de s’implanter dans le pays le plus riche du monde, ou de s’adapter aux conditions du Tiers-monde.