La famille, l’État et les migrations forcées en Nouvelle-France
2012
Josianne Paul

Extrait de : "Le peuplement européen des Amériques (xviie-xxe siècle) "
Sous la direction de Alain Faure ; 133e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec 2008

Marylin Bernard, Christiane Demeulenaere-Douyère, Anne Rothenbülher, Valérie Paireau, Claudy Valin, Nadège Sougy, Esther Pelletier, Olivier Hutet, Augustin Roland D’Almeida, Véronique Mendès-Geffroy, Gérard Lafleur, Josianne Paul, Jean-François Michel, Samsonette Cosserat, Pierre Jambard, Valérie Feschet, Claude Fagnen, Marie-Noële Denis, Jean-Yves Puyo
Pars, éditions du CTHS
2012
p. 70-77

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Entre 1723 et 1749, plus de 80 fils de famille et 600 faux-sauniers furent exilés par lettre de cachet en Nouvelle-France dans le cadre d’une politique de peuplement établie par l’administration royale française. À l’aide d’exemples tirés de récits personnels et de documents administratifs, l'article démontre que les exilés et leurs familles ont participé à cette sorte de processus migratoire. Les familles des fils de famille ont profité de cette opportunité pour exclure un membre déviant afin de défendre le groupe. L'étude des faux-sauniers met en valeur le fait que ceux-ci ont favorisé un processus de transfert et d’échange en devenant agents individuels d’immigration une fois établis dans la colonie. Ces deux études de cas visent donc à illustrer l’interdépendance existant entre l’État et la famille dans les processus de migrations forcées en milieu colonial.