Le Havre, porte océane (1850-1939)
2012
Olivier Hutet

Extrait de : "Le peuplement européen des Amériques (xviie-xxe siècle) "
Sous la direction de Alain Faure ; 133e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec 2008

Marylin Bernard, Christiane Demeulenaere-Douyère, Anne Rothenbülher, Valérie Paireau, Claudy Valin, Nadège Sougy, Esther Pelletier, Olivier Hutet, Augustin Roland D’Almeida, Véronique Mendès-Geffroy, Gérard Lafleur, Josianne Paul, Jean-François Michel, Samsonette Cosserat, Pierre Jambard, Valérie Feschet, Claude Fagnen, Marie-Noële Denis, Jean-Yves Puyo
Pars, éditions du CTHS
2012
p. 106-123

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Dès le milieu du xixe siècle, Le Havre est l’un des principaux ports européens pour l’embarquement des émigrants désireux de s’installer aux États-Unis. Le transport massif des émigrants bénéficie au Havre de plusieurs facteurs favorables dès les années 1850 : nouvelles infrastructures portuaires, mise en service d’une ligne Le Havre-New York, traversée assurée par des paquebots à vapeur. Dès lors, en dépit de la concurrence des ports allemands, le rythme annuel des émigrants au Havre avoisine certaines années 100 000 personnes par an.
L’article met l’accent sur les origines de ces migrants, venus principalement des États allemands avant 1870, puis d’Italie et d’Europe centrale et orientale. Une place particulière est accordée aux agences de recrutement de ces migrants pris en charge dès leur départ. Il existe aussi, en particulier après 1919 un « trafic clandestin » qui nous est connu grâce aux « stowaways » (passagers clandestins) arrêtés et poursuivis par la justice française. Clandestins arrêtés, refusés et refoulés incarnent aussi l’échec du rêve américain.