Les Suisses et l’Outre-mer : les réactions à l’émigration aux xixe et xxe siècles
2012
Anne Rothenbühler

Extrait de : "Le peuplement européen des Amériques (xviie-xxe siècle) "
Sous la direction de Alain Faure ; 133e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec 2008

Marylin Bernard, Christiane Demeulenaere-Douyère, Anne Rothenbülher, Valérie Paireau, Claudy Valin, Nadège Sougy, Esther Pelletier, Olivier Hutet, Augustin Roland D’Almeida, Véronique Mendès-Geffroy, Gérard Lafleur, Josianne Paul, Jean-François Michel, Samsonette Cosserat, Pierre Jambard, Valérie Feschet, Claude Fagnen, Marie-Noële Denis, Jean-Yves Puyo
Pars, éditions du CTHS
2012
p. 124-133

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L’immigration suisse est méconnue du grand public pour deux raisons : la réputation de richesse qu’a ce pays et la discrétion dont font preuve les migrants. Pourtant, le phénomène est ancien et, proportionnellement au nombre d’habitants du pays, important. L’historiographie actuelle pousse l’historien a travailler non seulement sur le pays d’arrivée mais également sur le pays de départ. C’est l’ambition de cet article qui a pour but d’éclairer l’émigration helvétique en Amérique par le biais de la politique des diverses autorités du pays de départ. En analysant le rôle des différents acteurs, il est possible de mettre en lumière les caractéristiques de cette communauté suisse et des liens qu’elle entretient avec la terre natale. Grâce à une évolution subtile des autorités, l’émigration est devenue un enjeu majeur et l’État, qui ignore d’abord le phénomène au nom des préceptes libéraux, cherche peu à peu à exercer un contrôle qui se veut discret.