Un Lorrain au Québec, Nicolas Jacquin-Philibert (1702-1748) ou la vraie histoire du « Chien d’or »
2012
Jean-François Michel

Extrait de : "Le peuplement européen des Amériques (xviie-xxe siècle) "
Sous la direction de Alain Faure ; 133e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec 2008

Marylin Bernard, Christiane Demeulenaere-Douyère, Anne Rothenbülher, Valérie Paireau, Claudy Valin, Nadège Sougy, Esther Pelletier, Olivier Hutet, Augustin Roland D’Almeida, Véronique Mendès-Geffroy, Gérard Lafleur, Josianne Paul, Jean-François Michel, Samsonette Cosserat, Pierre Jambard, Valérie Feschet, Claude Fagnen, Marie-Noële Denis, Jean-Yves Puyo
Pars, éditions du CTHS
2012
p. 162-173

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

L’histoire de Nicolas-Jacquin Philibert (1702-1748), lorrain expatrié à Québec dans le premier tiers du xviiie siècle, a été masquée et déformée par une légende, faisant de son assassinat le fruit d’un complot et l’origine d’une longue et spectaculaire vengeance familiale. La maison et le roman du « Chien d’or » en sont l’origine et le symbole, et cette légende est encore répétée à l’envi dans les guides touristiques sur Québec. En fait, cette histoire est révélatrice d’une vraie réussite dans le commerce des farines, du pain, et des fournitures aux armées, surtout pendant la guerre. Elle témoigne aussi des puissants réseaux ecclésiastiques tissés autour de la famille Bégon. Elle met en valeur la vitalité du commerce entre la Nouvelle-France et les Antilles, et éclaire les rapports entre le monde des négociants et la société québécoise. Elle montre enfin comment une fortune accumulée sur presque quinze ans, peut être dilapidée à la génération suivante.