Les évocations nostalgiques dans la correspondance de Léon Martin, immigrant français au Mexique
2012
Valérie Feschet

Extrait de : "Le peuplement européen des Amériques (xviie-xxe siècle) "
Sous la direction de Alain Faure ; 133e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec 2008

Marylin Bernard, Christiane Demeulenaere-Douyère, Anne Rothenbülher, Valérie Paireau, Claudy Valin, Nadège Sougy, Esther Pelletier, Olivier Hutet, Augustin Roland D’Almeida, Véronique Mendès-Geffroy, Gérard Lafleur, Josianne Paul, Jean-François Michel, Samsonette Cosserat, Pierre Jambard, Valérie Feschet, Claude Fagnen, Marie-Noële Denis, Jean-Yves Puyo
Pars, éditions du CTHS
2012
p. 200-213

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Les évocations artistiques des sentiments nostalgiques en situation de migration sont bien identifiées (poésies, chants, littératures... ). Par contre, l’expression poétique ordinaire s’opérant sous la forme d’un dialogue entre proches (oral ou épistolaire) est moins connue. La correspondance de Léon Martin, « Barcelonnette » employé dans un magasin de tissu à Mexico entre 1902 et 1905 offre un témoignage historique et anthropologique sur le sentiment de perte des émigrés. Le but de cet article est de montrer, en analysant les motifs récurrents, le rôle essentiel des évocations nostalgiques des premiers migrants dans le processus de mémoire et dans la mise en patrimoine d’une histoire collective.