Quand le temps des bio-agresseurs détruit le paysage idéal : l’agriculteur face aux contradictions de la modernité
2012
Shantala Morlans

Extrait de : "Analyse culturelle du paysage : le paysage comme enjeu (édition électronique)"
Sous la direction de Sergio Dalla Bernardina ; 135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010

Sergio Dalla Bernardina, Typhaine Cann, Christine Romero, Coline Morice, Shantala Morlans, Sylvie Baron, Florence Ménez, Catherine Caille-Cattin, Jan Berting, Aitzepa Leizaola, Miren Egana, Matteo Rivoira

Paris, éditions du CTHS
2012
p. 39-49

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Les éleveurs, « ces entrepreneurs du vivant », travaillent et vivent dans un système socio-territorial dynamique, qu’ils perçoivent à travers une approche croisée entre vision vernaculaire et productiviste (emprunte de l’opposition naturaliste qui permet de la fonder). Par conséquent, partagés entre de multiples perceptions du paysage, et en proie aux questionnements de leur temps, les exploitants se voient sommés de répondre aux enjeux du futur face à un territoire de plus en plus soumis aux aléas de la modernité, qui introduit les temps de la catastrophe (pullulations, virus, tempêtes, sécheresse,... ) dans une sorte de continuum déchaîné. Ainsi, entrer dans les représentations des éleveurs par le biais de leur perception de l’invasif permet de décrypter les compromis incessants auxquels ils procèdent pour mener leur négoce du vivant, et nous renseigne sur leurs constructions du paysage, cet autre indispensable. Entre rationalité, pragmatisme, ambivalence, voire perte totale de repères, nous vous proposons de faire le point sur l’analyse de deux terrains français menés ces deux dernières années autour des divers paradigmes révélés par le paysage ravagé.