Regards sur quelques paysages héracléens : entre géographie et imaginaire grec
2012
Colette Jourdain-Annequin

Extrait de : "Le Paysage à travers les voyageurs et les écrivains (édition électronique)"
Sous la direction de Louis Bergès et Martine François
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Nathalie Caradec, Colette Jourdain-Annequin, Annie Lagarde-Fouquet, Jean-Loup Lemaitre, Tommaso Meldolesi, Samuel Thévoz, Gabriel-Robert Thibault, Nathalie Vuillemin
Éditions du CTHS
2012
p. 5-11
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le terme de paysage relève à la fois du percept et du concept : dans un paysage, il y a en effet ce qui s’appréhende par les sens, ce qu’on peut en voir, et ce qu’il évoque, ce qui s’y trouve implicitement inscrit. Les paysages que nous souhaitons étudier sont des paysages géographiques : sources chaudes de Sicile, plaine caillouteuse de la Crau, « barrière » montagneuse des Alpes..., mais ce sont aussi des paysages hantés par le passage de ce découvreur de terres que fut le héros grec Héraclès. Au-delà des apparences, nous tenterons de découvrir les liens subtils qui s’établissent entre la géographie du pays à découvrir (cette parcelle de nature « qui s’offre à la vue », pour reprendre la définition que donnent les dictionnaires du paysage), le mythe qui l’interprète et l’histoire qui à la fois suscite et profite de cette interprétation, une histoire qui est celle de la présence grecque, puis romaine, sur les terres occidentales.