Le paysage instantané : le choix du haïku
2012
Nathalie Caradec

Extrait de : "Le Paysage à travers les voyageurs et les écrivains (édition électronique)"
Sous la direction de Louis Bergès et Martine François
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Nathalie Caradec, Colette Jourdain-Annequin, Annie Lagarde-Fouquet, Jean-Loup Lemaitre, Tommaso Meldolesi, Samuel Thévoz, Gabriel-Robert Thibault, Nathalie Vuillemin
Éditions du CTHS
2012
p. 87-92
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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En étudiant le thème du paysage dans la littérature bretonne de langue française, nous constatons que de nombreux poètes contemporains font le choix d’une expression formelle singulière : le haïku. Dans quelle mesure cette forme poétique convient-elle aux poètes bretons pour exprimer leur relation au paysage ?
Même s’il n’est pas considéré ici dans son acception la plus stricte, le haïku est une expression brève, dense, souvent chargée d’émotion contenue. Après une présentation générale du contexte, nous nous appuierons sur l’étude du recueil Le Chemin de halage, du poète Yvon Le Men. Au gré de ses promenades le long de la rivière, il dépeint des scènes saisies sur le vif, passant du détail au global, de la description à la réflexion, évoquant la fragilité du paysage ou soulignant son caractère immuable. Nous nous proposons de mettre ainsi en évidence un processus qui passe de la perception d’une subjectivité à l’expression du paysage de la rivière, dans une contrainte formelle particulière.