L’image chez Descartes
2012
Roger Texier

Extrait de : "Images, textes et concepts (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-René Gaborit
132e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Arles, 2007
Textes d'Anne-Marie Barbier, Pascal Barraillé, Matthieu Dubost, Julie Féougier, Robyn Fréchet, Marita Gilli, Éric Hold, Sandrine Krikorian, Yuan-Ju Li, Jean-Jacques Lucas, Tommaso Meldolesi, Pierre Michelin, Nicolas Reveyron, Klaus Speidel, Roger Texier
Éditions du CTHS
2012
p. 93-105
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Quand on pense à Descartes, on pense spontanément à celui du cogito et de la méthode, autant dire au Descartes des idées claires et du chemin qui y conduit. Il est aussi un Descartes de la comparaison et de l’exemple, autant dire de l’image, destinée à illustrer et faire comprendre. Au discours i de la Dioptrique, par exemple, la matière subtile est comparée au moût d’une cuve pleine de raisins à demi foulés. Dans les Météores, les petites parties de l’eau, « longues, unies et glissantes », sont « ainsi que de petites anguilles », qui s’entrelacent sans s’accrocher jamais. Encore est-il que l’image cartésienne entendue de cette manière revêt plusieurs formes, depuis la comparaison jusqu’à la parabole. Elle est introduite de façons fort différentes, par « comme », « ainsi que », aussi bien que par une simple invitation de Descartes à se représenter. Certaines interviennent à des moments forts des exposés de leur auteur ; d’autres sont davantage occasionnelles. Toutes attestent de la présence du philosophe à un monde familier, celui de sa Touraine natale ou de sa Hollande d’adoption.