L’usage des images dans les histoires de Venise en France au XIXe siècle
2012
Pascal Barraillé

Extrait de : "Images, textes et concepts (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-René Gaborit
132e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Arles, 2007
Textes d'Anne-Marie Barbier, Pascal Barraillé, Matthieu Dubost, Julie Féougier, Robyn Fréchet, Marita Gilli, Éric Hold, Sandrine Krikorian, Yuan-Ju Li, Jean-Jacques Lucas, Tommaso Meldolesi, Pierre Michelin, Nicolas Reveyron, Klaus Speidel, Roger Texier
Éditions du CTHS
2012
p. 133-142
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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De l’Histoire de la République de Venise (1819) écrite par Pierre Daru jusqu’à Venise, une république patricienne (1915) de Charles Diehl, il y a, en France, un véritable engouement pour l’histoire de la Cité des Doges. Dans cette historiographie française qui accorde une large place à Venise, les auteurs tentent d’expliquer, grâce aux institutions historiques de la République du lion, des positions idéologiques. Pour mener à bien leurs raisonnements, certains ont recours aux images. Si quelques ouvrages n’arborent aucune gravure, d’autres au contraire sont richement illustrés, ce qui joue un rôle important dans la compréhension du récit et dans l’affirmation d’idées politiques. Ainsi, l’image est utilisée afin de mettre l’accent sur certains passages de l’histoire de Venise. En effet, les auteurs confessionnels ne les emploieront pas de la même façon que les historiens de tendance républicaine, soucieux de servir la République en utilisant les gravures des assemblées vénitiennes. À travers ces images, l’histoire de Venise est instrumentalisée.