De la représentation des outils archéologiques en métal. L’exemple des socs d’araire de l’époque romaine en Gaule
2012
André Marbach

Extrait de : "Métiers et statuts sociaux : les représentations (édition électronique)"
Sous la direction de Dominique Barjot et Christophe Réveillard
132e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Arles, 2007
Textes de Danielle Arribet-Deroin, Séverine Ferraro, Régis Huguenin, Emmanuelle Humblot-Corbel, Jung-In Kim, David Lamoureux, Frédéric Maguet, André Marbach, Pascal Raggi
Éditions du CTHS
2012
p. 7-14
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L’outil archéologique découvert est couramment présenté à la communauté scientifique sous la forme d’un dessin. Cependant, nos recherches sur les socs d’araire gallo-romains nous ont permis de constater que cette représentation classique est insuffisante pour appréhender un outil dont l’aspect technique est important. En effet, son analyse requiert une approche analytique qui doit être matérialisée par un dessin précis présentant les caractéristiques essentielles de la pièce. Ce dessin ne se veut donc pas exhaustif et apparaît subjectif. Son rôle est également primordial dans l’initiation du classement des pièces étudiées. Par ailleurs, les relevés de quelques pièces d’instruments aratoires gallo-romains révèlent qu’une analyse précise peut permettre d’intéressantes découvertes archéologiques ; ainsi, nous démontrons qu’une technique de retournement des sols, traditionnellement datée du VIe siècle ap. J.-C., était en réalité plus ancienne et serait apparue dès le IIe ou IIIe siècle ap. J.-C.