Libération animale et végétarisation du monde
Ethnologie de l'antispécisme français - 2013
Catherine-Marie Dubreuil
ISBN : 978-2-7355-0798-6
224 p., 16 x 24 cm, ill., br.
Collection : Le regard de l'ethnologue
N° dans la collection : 28
Code Sodis : F30867.8
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Qui sont les antispécistes ? Que veulent-ils ? Pourquoi ?
L’antispécisme est un militantisme original, développé en
France depuis 1985, remettant en question radicalement
notre rapport aux animaux et à la nature. Fondée sur le
principe que tout être vivant doué de sensibilité doit pouvoir vivre sans être soumis arbitrairement à la souffrance et à la mort par d’autres êtres vivants, cette pensée en action s’inscrit dans le cadre plus vaste de la lutte contre toutes formes de domination et de prédation.
A partir d’une étude ethnologique approfondie, cet ouvrage examine et situe ce mouvement au sein de notre société.
L’auteur, qui a assisté à la naissance de ce courant, retrace son évolution, présente les individus qui se sont engagés, leur mode de vie, leurs difficultés, leurs satisfactions.
Table des matières au format PDF.
Comptes rendus parus dans la presse :
Pour la science
01/09/2013 - Régis Meyran
Extrait du compte-rendu paru dans la revue Pour la Science (n° 431, septembre 2013, pp 95-96) :

"Il veulent "déprédatiser le monde". Les antispécistes, objets de cette étude, sont de jeunes intellectuels issus des classes moyennes, souvent fils de professseurs, qui ont décidé dans les années 1990 d'entrer en marginalité pour lutter contre le spécisme - les discriminations envers les espèces non humaines.

Ce livre cherche à rester au plus près des paroles des acteurs considérés et, en cela, il est une source précieuse d'informations."

fondation LFDA
01/10/2013 - Georges Chapouthier
Extrait du compte-rendu paru dans le n° 79 (octobre 2013) de Droit animal, éthique et sciences, revue de la Fondation LFDA :

"Ce livre , remarquablement original dans la nébuleuse des livres qui pleuvent actuellement dans le domaine de l'animalité, vise à "contribuer à faire connaître la logique de pensée, les actions et l'évolution du mouvement français de libération animale ou antispécisme" (p 21). (...) Cet ouvrage complet, objectif et clair offre, à ce courant de pensée, la place qu'il mérite dans l'histoire des idées contemporaines."

Sciences humaines
05/11/2013 - Nicolas Journet
Extrait du compte-rendu paru dans le n° 252 (octobre 2013) de Sciences Humaines :

"Manger des animaux, c’est comme manger des gens : il existe plus d’une raison d’être végétarien, et en ciblant son enquête sur les antispécistes, Catherine-Marie Dubreuil a choisi les plus radicaux d’entre eux. Mais aussi les plus intéressants?: ce mouvement, qu’elle a suivi pendant plus de dix ans, fonde ses idées et ses pratiques sur une réflexion élaborée et des convictions morales de grande ambition. (...) Une très intéressante exploration de la pensée et du monde des véganiens."

Compte-rendu complet disponible à l'adresse suivante : http://www.scienceshumaines.com/liberation-animale-et-vegetarisation-du-monde_fr_31396.html

L'Homme
18/03/2014 - Tristan Fournier
Extrait du compte-rendu paru dans L'Homme n°209 (2014

"Si l'intérêt et la rigueur de l'approche anthropologique méritent d'être salués (ce que Sergio Dalla Bernardina fait dans sa préface), l'ouvrage retiendra également l'attention des chercheur(e)s d'autres disciplines. Les sociologues ne manqueront pas le parallèle avec les thèmes de prédilection d'Howard Becker («déviance» et «carrière»), ni le rapprochement avec une sociologie des mouvements sociaux. Plus largement, il intéressera les spécialistes de
l'alimentation en ce qu'il aborde l'une des problématiques phares du moment : articuler la montée des idiosyncrasies alimentaires à notre contexte culturel commensal. Comme l'évoquent de manière quasi unanime les antispécistes, «ce n'est pas le changement alimentaire en lui-même qui est le plus difficile à vivre, ce sont les conséquences sociales qui en découlent» (p. 118)."

La Ricerca folklorica
02/11/2015 - Philippe Pesteil
Compte rendu
Extrait paru dans La Ricerca Folklorica, n°69, 2015, p. 307-309 :
"[...] Il s'agit incontestablement d'un travail d'une grande originalité tant par le terrain choisi, jusqu'à présent peu mis en lumière par la sociologie, que par l'éclairage qu'il porte sur le développement des nouvelles dynamiques sociales. [...] Traitant spécifiquement d'un groupe assez réduit de militants, dont le combat demeure encore relativement confidentiel, la principale qualité du travail est de nous porter à réfléchir sur des questions à dimension universelle : les rapports hommes-animaux, la prédation, l'alimentation carnée, la domination masculine, voire la filiation. [...] "