Le conflit sans la guerre : la définition difficile des « troubles » de la fin du XIVe siècle
2012
Alexandra Gallo

Extrait de : "Faire la guerre, faire la paix : approches sémantiques et ambiguïtés terminologiques (édition électronique)"
Sous la direction d'Isabelle Chave
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Textes de Cécile Becchia, Jean-Paul Callède, Typhaine Cann, Catherine Chadefaud, François Clément, Christian C. Emig, Christiane Gachignard, Alexandra Gallo, Jean-Marcel Goger, Bruno Guérard, Pierre Larcher, Jérôme Louis, Élisabeth Malamut, Christophe Masson, Philippe Mauget, Jacques Puyaubert, Laurent Quisefit, Jean-François de Raymond, Stéphane Soupiron
Éditions du CTHS
2012
p. 9-18
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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En Provence, la seconde moitié du XIVe siècle voit l’enchaînement des dévastations des routiers et des conflits liés à l’instabilité politique du comté. Les populations vivent ainsi durant plusieurs décennies dans un contexte d’insécurité qui semble permanent, ainsi qu’en témoignent les archives administratives des communautés urbaines et rurales. L’impossibilité de comparaison avec des sources narratives, qui font défaut dans l’espace provençal, limite une stricte définition du temps de la guerre et du temps de la paix. Pour tenter d’y remédier doivent être combinées une étude du vocabulaire des dangers ressentis et de la présence des ennemis, une analyse des thèmes des ordonnances municipales et l’élaboration d’un calendrier des conflits. La tâche est d’autant plus difficile que l’insécurité fait partie intégrante du discours politique des administrations municipales.