La quasi-guerre (1798-1800)
2012
Jérôme Louis

Extrait de : "Faire la guerre, faire la paix : approches sémantiques et ambiguïtés terminologiques (édition électronique)"
Sous la direction d'Isabelle Chave
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Textes de Cécile Becchia, Jean-Paul Callède, Typhaine Cann, Catherine Chadefaud, François Clément, Christian C. Emig, Christiane Gachignard, Alexandra Gallo, Jean-Marcel Goger, Bruno Guérard, Pierre Larcher, Jérôme Louis, Élisabeth Malamut, Christophe Masson, Philippe Mauget, Jacques Puyaubert, Laurent Quisefit, Jean-François de Raymond, Stéphane Soupiron
Éditions du CTHS
2012
p. 35-50
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Depuis 1778, un traité militaire lie la France aux États-Unis. En 1793, la jeune République française doit faire face à une coalition des monarchies européennes. Les Américains restent neutres et retardent le remboursement de leur dette, affirmant qu’elle concerne la France royale et non la France républicaine. Edmond Genêt, ambassadeur de France à Philadelphie, est révoqué après de nombreuses maladresses. Au traité de Londres de 1795, les États-Unis se rapprochent des Britanniques. Inquiets, les Français saisissent des bateaux américains. L’affaire XYZ doit mener la France et les États-Unis vers la paix, mais la négociation aboutit à une guerre navale non déclarée appelée la « quasi-guerre » entre 1798 et 1800. Publiquement désignés X, Y et Z, les trois agents français exigent des concessions importantes pour continuer des négociations bilatérales de paix : 50 000 livres sterling, un prêt de 10 millions de dollars, un pot-de-vin de 250 000 dollars pour Talleyrand et les excuses du président John Adams. L’histoire fait scandale au Congrès. Sans déclaration de guerre formelle, des combats navals éclatent entre les deux nations, principalement en zone caraïbe. Ce conflit particulier s’achève en 1800 par le traité de Mortefontaine.