Ni guerre, ni paix : l’économie de la violence politique dans l’Espagne musulmane du XIe siècle (le cas de Séville)
2012
François Clément

Extrait de : "Faire la guerre, faire la paix : approches sémantiques et ambiguïtés terminologiques (édition électronique)"
Sous la direction d'Isabelle Chave
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Textes de Cécile Becchia, Jean-Paul Callède, Typhaine Cann, Catherine Chadefaud, François Clément, Christian C. Emig, Christiane Gachignard, Alexandra Gallo, Jean-Marcel Goger, Bruno Guérard, Pierre Larcher, Jérôme Louis, Élisabeth Malamut, Christophe Masson, Philippe Mauget, Jacques Puyaubert, Laurent Quisefit, Jean-François de Raymond, Stéphane Soupiron
Éditions du CTHS
2012
p. 171-179
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les rivalités entre taifas et l’expansionnisme sévillan sous le règne d’al-Mu’tadid (1041-1068) sont caractéristiques d’un état de violence dans lequel la guerre et la paix ne sont dissociables qu’au regard du séquençage chronologique : il y a un temps de la guerre et un temps de la paix, les deux concourant à la réalisation des objectifs voulus par le prince. Retournant la formule de Clausewitz, nous posons l’hypothèse que la politique, c’est-à-dire la paix, est la continuation de la guerre par d’autres moyens. Les conflits déclenchés par le roi de Séville à l’encontre des petits souverains du Sud-Ouest de la Péninsule sont analysés dans cette perspective, afin de mettre en évidence un processus de gestion de la violence politique dans lequel la guerre et la paix, loin de s’opposer, se conjuguent et s’entretiennent mutuellement. Nous nous appuyons principalement sur le texte du Fragment B publié par Lévi-Provençal en annexe à son édition de la troisième partie du Bayân d’Ibn ‘Idhârî.