Occultations et justifications des violences guerrières en Occident et dans la tradition chinoise tao
2012
Bruno Guérard

Extrait de : "Faire la guerre, faire la paix : approches sémantiques et ambiguïtés terminologiques (édition électronique)"
Sous la direction d'Isabelle Chave
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Textes de Cécile Becchia, Jean-Paul Callède, Typhaine Cann, Catherine Chadefaud, François Clément, Christian C. Emig, Christiane Gachignard, Alexandra Gallo, Jean-Marcel Goger, Bruno Guérard, Pierre Larcher, Jérôme Louis, Élisabeth Malamut, Christophe Masson, Philippe Mauget, Jacques Puyaubert, Laurent Quisefit, Jean-François de Raymond, Stéphane Soupiron
Éditions du CTHS
2012
p. 233-244
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Cette étude est menée avec un regard en contrepoint sur le Lao-tseu, première expression du taoïsme et ses positions sur l’exercice de la force et de la violence. Au-delà des mécanismes de guerre et de paix conduisant la géopolitique occidentale, les motivations religieuses traversent toute l’histoire des conflits sur plus de deux millénaires, et sont curieusement réactivées au XXe siècle. L’auteur étudie en particulier les motivations bibliques de la guerre de conquête ou des conflits intérieurs, ainsi que l’usage de la violence à l’intérieur des sociétés occidentales, violences constitutives des institutions et des communautés, en cherchant leur lien à des fondements religieux plurimillénaires. Mais tous ces liens sont aussi occultés ou font l’objet d’une intention amnésique dont il faut observer le fonctionnement tant sur le plan de la critique historique que de la théologie historico-critique des dernières années.