Sea lands: coastal landscapes between the Timavo river (Trieste, Italy) and Piran (Slovenia)
2012
Rita Auriemma et Snjezana Karinja

Extrait de : "Perceptions scientifiques du monde marin"
Sous la direction de Jean-Pierre Gély
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Rita Auriemma, Alain Coutelle, Christian C. Emig, Snjezana Karinja, Sophie Litzler, Bénédicte Percheron
Éd. du CTHS
2012
p. 5-20
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Notre article présente les résultats du projet Interreg Italie-Slovénie Alto-Adriatico obtenu par une équipe formée par des membres du département de sciences de l’université de Trieste, du musée de la Mer Sergej-Masera de Piran et de l’Agence pour les nouvelles technologies, l’énergie et l’environnement (ENEA), en collaboration avec d’autres institutions. Le projet est né d’une perspective nouvelle de la recherche, qui est aussi une nouvelle perspective de la conservation, de la valorisation et de l’utilisation des évidences archéologiques : l’archéologie des paysages, archéologie globale ou géoarchéologie (« an integrated way of understanding humans in dynamic landscapes », Barker et Bintliff, 1999). Dans notre cas, il s’agit du paysage de la côte de l’Adriatique du Nord – auquel on veut restituer l’intégrité et une identité commune. Cette perspective et ce but informent la convention 2001 de l’Unesco relative à la protection du patrimoine culturel sous-marin et la mesure Interreg auquel notre projet se rapporte, c’est-à-dire la « coopération dans la culture, la communication, la recherche, entre les institutions et pour l’harmonisation des systèmes ».
Le but principal était l’analyse des modes, des formes et des étapes du système des établissements antiques sur la côte de l’Adriatique entre la bouche du Timavus (Trieste, Italie) et Piran (Slovénie) obtenu sur la base des recherches systématiques des structures préromaines, romaines et médiévales partiellement ou entièrement submergées et des évidences archéologiques encore existantes sur la terre le long du littoral adriatique. Ces structures n’ont pas seulement une valeur historique (fonction, chronologie, typologie édilitaire, technique de construction, etc.), elles sont également importantes du point de vue paléoclimatique : mesurer leur profondeur actuelle signifie quantifier l’élévation relative du niveau de la mer (1,60 mètre depuis l’époque romaine jusqu’à aujourd’hui) et estimer la vulnérabilité de ces territoires côtiers dans le temps prochain.

Our paper aims to describe the significant results of the Interreg Italy-Slovenia project AltoAdriatico. The project was conceived on a relatively new approach to the research, preservation, evaluation and fruition of archaeological sites, based on the landscape or global archaeology or, better, the geoarcheology (“an integrated way of understanding humans in dynamic landscapes”, Barker and Bintliff, 1999). The project concerned coastal landscapes (italians and slovenians) today separate, with the purpose to restore their common identity. Such approach and objectives are in compliance with Unesco’s Convention on the conservation of underwater cultural heritage and guidelines of the Interreg program (cooperation in the sphere of culture, in research and strengthening of interinstitutional contacts).
The initial agreement was signed by Dipartimento di Scienze dell’Antichità of Trieste University, Maritime Museum Sergej-Masera, Piran, and ENEA Rome with the project Global climate, later joined by other institutions
The main objective was to analyse modes, patterns and phases of the ancient settlement system along the Trieste and Slovene coasts with a systematic research of the pre-Roman, Roman and mediaeval structures, which are partially or completely submerged, and archaeological sites situated on the coast between the mouth of the Timavo river (Trieste, Italy) and Piran (Slovenia).
Furthermore, besides their historical values (chronology, function, tipology, building techniques, etc.), these structures are excellent markers of the relative sea-level changes. The measurements of their depth and the interpretation of the “functional height” have brought quantitative data on the relative rise of the sea (1.6 meter since Roman times) and have enabled us to assess the threat status of the area in the future.

(Texte en anglais)