Peintures murales de Grézillé, Dissay et Rochechouart : fonction identitaire du paysage dans trois décors peints de châteaux de la fin de l’époque gothique
2013
Emily Rawlinson-Mazeri

Extrait de : "Paysage et iconographie (édition électronique)"
Sous la direction de Dominique Poulot ; 135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010

Dominique Poulot, Aya Sakkal, Paul Fermon, Emilie Rawlinson, Viviane Huys, Christian Germanaz, Anne Jarrigeon, Julia Bonaccorsi
Paris, Éditions du CTHS
2013
p. 34 - 40
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

À l’époque romane et au début de l’époque gothique, les peintres ne cherchent pas dans la représentation d’un paysage à transcrire le réel. Un système de codes, de symboles permet toutefois d’apprécier si l’action se situe à l’intérieur ou à l’extérieur. Un fragment d’architecture indique que la scène se situe en un lieu clos ; un arbre stylisé, un rocher, une colline font référence au monde extérieur.
C’est à partir de la fin du xiiie siècle, au xive et surtout au xve siècle que les peintres se dégagent de cette codification. Dans les scènes religieuses, ils s’attachent à respecter le cadre naturel et architectural des scènes présentées pour sensibiliser davantage le fidèle. À la même époque, les décors profanes de châteaux présentent des paysages qui ressemblent à ceux côtoyés par les commanditaires. La peinture murale française de la fin du xve siècle présente de nombreux exemples reflétant chez les artistes ces tentatives progressives de transcription d’un paysage réaliste. L’article portera plus précisément sur la fonction identitaire du paysage dans trois décors peints de châteaux dont des copies grandeur réelle sont présentées au musée des Monuments français : les peintures murales des châteaux de Grézillé, Dissay et Rochechouart.