Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ?
2012
Claire Garcia

Extrait de : "Le Monument aux grands hommes et à leur action (édition électronique)"
Sous la direction de Dominique Poulot
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de Catherine Chevillot, Marie-Laure Crosnier-Leconte, Claire Garcia, Françoise Lecocq, Florine Vital-Durand
Éditions du CTHS
2012
p. 59-74
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Notre article a pour objet d’étudier, plus que les sculptures qui ont été de nouveau installées sur les socles laissés vides au lendemain de la guerre, la notion même de remplacement. La décision de remplacer le monument pose un certain nombre de questions : qui est à l’initiative de ces remplacements ? Quelles démarches administratives entreprendre ? Quelles polémiques soulèvent certains remplacements ? Quatre cas de figure sont à retenir : les socles laissés vides puis démolis, les remplacements à l’identique, la conception d’un nouveau monument et enfin l’installation d’une nouvelle effigie sur un socle laissé vide. Ces remplacements témoignent du paradoxe de la production de la statuaire publique dans un contexte d’après-guerre. Ils mettent en lumière, notamment, la difficulté de la modernité de s’affranchir de la tradition figurative avant la fin du XXe siècle dans la commémoration.