Les mécanismes extrajudiciaires de pacification en Roussillon et en Cerdagne (XIIIe-XVe siècles)
2012
Vicent Royo Pérez

Extrait de : "Médiation, paix et guerre au Moyen Âge (édition électronique)"
Sous la direction de Michel Sot
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Textes de Michel Balard, Daniel Chaubet, Franck Collard, Anne-Marie Eddé, Mathilde Hallot-Charmasson, Marion Foucher, Jean-Loup Lemaitre, Valérie Menès-Redorat, Marie Nikichine, Giulia Rossi Vairo, Vicent Royo Pérez, Kristjan Toomaspoeg
Éditions du CTHS
2012
p. 37-47
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Au Moyen Âge, la violence est un élément qui codifie la conduite des différents acteurs sociaux et l’instrument qu’ils utilisent pour résoudre les conflits quotidiens, en particulier ceux qui affectent l’honneur de l’individu et de sa famille. Les autorités essaient d’en finir avec les luttes au moyen de toutes les ressources offertes par les mécanismes judiciaires, mais leur échec est fréquent, car les attaques se reproduisent systématiquement. Mais, pour faire la paix, d’autres mécanismes, extrajudiciaires, sont souvent plus efficaces. Il s’agit des pardons, assurances, compromis de paix, trêves et sentences arbitrales. À travers une étude des sources roussillonnaises des XIIIe-XVe siècles, nous essaierons de mieux comprendre l’utilisation des différents mécanismes de pacification, leurs caractéristiques, les acteurs sociaux qui les utilisent et les personnes choisies pour résoudre les conflits hors de la justice ordinaire.