Grange, château fort puis palais : le château de Gemolles (71) du Moyen Âge à aujourd’hui
2012
Marion Foucher

Extrait de : "Médiation, paix et guerre au Moyen Âge (édition électronique)"
Sous la direction de Michel Sot
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Textes de Michel Balard, Daniel Chaubet, Franck Collard, Anne-Marie Eddé, Mathilde Hallot-Charmasson, Marion Foucher, Jean-Loup Lemaitre, Valérie Menès-Redorat, Marie Nikichine, Giulia Rossi Vairo, Vicent Royo Pérez, Kristjan Toomaspoeg
Éditions du CTHS
2012
p. 133-153
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Marqué par un destin changeant, le château de Germolles (71) conserve les stigmates d’une histoire architecturale oscillant depuis les XIIe-XIIIe siècles jusqu’à aujourd’hui entre repli et ouverture, fortification et plaisance, guerre et paix. À partir de la constante agricole fondatrice (grand cellier, clos viticole, bâtiments de la basse-cour), des phases de mise en défense alternent avec des phases d’ouverture, se traduisant à la fois dans l’architecture, par un vocabulaire propre à chacun des projets, et dans le statut du site : grange, maison forte, château et palais. Un sommet est atteint à la fin du XIVe siècle lorsque Marguerite de Flandre compose avec le petit château fort existant pour créer un palais des champs fastueux et novateur. À chacun des projets a correspondu une logique propre au statut du site, du commanditaire ou du bâtiment, perceptible jusque dans le choix des carrières et l’approvisionnement en matériaux.