La sortie de guerre du Parti socialiste – Section française de l’Internationale ouvrière sous le regard des militants (1944-1947)
2013
François Michel

Extrait de : "Sortir de la guerre (édition électronique)"
Sous la direction de Patricia Gillet
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Textes de Nolwenn Alary, Pierre-Marie Delpu, Élisabeth Dorier, Mathilde Joncheray, Sylvie Le Clech-Charton, Patrick Louvier, François Michel, Alexandre Niess, Roseline Salmon, Hélène Say
Éd. du CTHS
2013
p. 81-93
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Au moment de la Libération, la Section française de l’Internationale ouvrière bénéficiait dans le pays d’un prestige bien moindre que le parti communiste, qui se définissait alors comme le « parti aux 75 000 fusillés », car elle apparaissait à bien des égards comme un parti symbole de la défunte IIIe République. Face à cet état de fait, consciente des errements de certains de ses membres (les paulfauristes, ceux qui avaient voté Pétain en juillet 1940), la nouvelle et jeune direction socialiste, issue de la Résistance (Daniel Mayer, Robert Verdier...), entreprit une épuration implacable au sein du parti, dans l’idée de tourner la page et de reconstruire un parti fort et légitime, capable d’exercer rapidement le pouvoir. Mais cette volonté forte venue de Paris se heurta rapidement aux spécificités locales, lorsque les fédérations et sections, privées de leurs députés ou secrétaires exclus, se retrouvaient dans des situations de manque chronique de moyens, dans une période où les élections se succédèrent. Sont exploités dans cet article le fonds des correspondances fédérales de la Section française de l’Internationale ouvrière, ainsi que certains aspects d’un travail de thèse.