Un militant de la mobilisation technoscientifique par temps de guerre : André Labarthe, de la création du « CNRSA » à la bombe atomique
2013
Robert Belot

Extrait de : "Les Savants, la Guerre et la Paix (édition électronique)"
Sous la direction de Simone Mazauric
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Robert Belot, Fabien Knittel, Christiane Demeulenaere-Douyère, Armelle Le Goff, Nadia Prévost Urkidi, Alain Coutelle, Jean-Paul Callède, Fatiha Cherfouh, Yves-François Le Coadic
Paris, Éditions du CTHS
2013
p. 9-21
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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André Labarthe (1902-1967) est l’exemple-type du savant (en l’espèce un théoricien de la mécanique) s’engageant au service de la lutte contre le nazisme. Il reste peu ou mal connu, connu moins pour les résultats de ses recherches que pour ses combats politiques et ses polémiques avec de Gaulle pendant la guerre, lesté par une réputation d’agent soviétique, son statut hésitant entre celui de savant et celui de vulgarisateur de génie. Un mystère entoure encore le personnage, accru par la maigreur des sources.
L’itinéraire d’André Labarthe revêt un intérêt heuristique majeur en ce qu’il permet de mieux apprécier le processus de mutation d’une partie de la gauche scientifique française, au milieu des années 1930, du pacifisme à l’acceptation de la nécessité de préparer la guerre jusqu’à l’approbation de la bombe atomique et donc de réévaluer l’importance de l’effort de modernisation et de mobilisation de la recherche française avant-guerre et ses conséquences après la guerre.