Louis Nicolas Grandeau, un scientifique nancéien face à la guerre de 1870 et à ses conséquences immédiates
2013
Fabien Knittel

Extrait de : "Les Savants, la Guerre et la Paix (édition électronique)"
Sous la direction de Simone Mazauric
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Robert Belot, Fabien Knittel, Christiane Demeulenaere-Douyère, Armelle Le Goff, Nadia Prévost Urkidi, Alain Coutelle, Jean-Paul Callède, Fatiha Cherfouh, Yves-François Le Coadic
Paris, Éditions du CTHS
2013
p. 22-26
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Le 4 septembre 1870 à Sedan, le Second Empire capitule face à la Prusse : la France est occupée, le désastre militaire est total, notamment dans les régions frontalières de l’Est où se joue le drame de l’annexion de l’Alsace-Moselle. Grâce à l’œuvre de François Roth on connaît bien maintenant les profonds bouleversements engendrés par la guerre en Lorraine.
Toutefois, les réactions du milieu scientifique nancéien face à la guerre n’ont pas encore fait l’objet de recherches très approfondies : la guerre bouleverse-t-elle l’activité scientifique de manière durable ou n’est-ce qu’une perturbation mineure vite oubliée, l’activité scientifique ordinaire se poursuivant sans tenir compte des soubresauts politiques et militaires ? La réponse est sans doute nuancée.
L’objectif de notre propos est d’analyser, à travers une étude de cas, celle du chimiste et agronome Louis Nicolas Grandeau (1834-1911), le comportement d’un scientifique de renom, titulaire de la chaire de chimie agricole à la Faculté des sciences de Nancy depuis 1868 et fondateur de la station agronomique de l’Est la même année, face au conflit franco-prussien.