« Science des machines » et conflit franco-anglais : 1800-1810
2013
Christiane Demeulenaere-Douyère

Extrait de : "Les Savants, la Guerre et la Paix (édition électronique)"
Sous la direction de Simone Mazauric
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Robert Belot, Fabien Knittel, Christiane Demeulenaere-Douyère, Armelle Le Goff, Nadia Prévost Urkidi, Alain Coutelle, Jean-Paul Callède, Fatiha Cherfouh, Yves-François Le Coadic
Paris, Éditions du CTHS
2013
p. 27-37
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
  Article en pdf à télécharger gratuitement
Au début du xixe siècle, les relations diplomatiques entre la France et l’Angleterre connaissent des aléas qui provoquent, à certains moments, des mesures de représailles contre les Anglais résidant en France. Beaucoup d’entre eux sont des artisans attirés par les promesses du sénatus-consulte du 18 octobre 1802 et installés avec leurs familles en France, où ils ont créé des entreprises. Ils se retrouvent donc incarcérés en tant qu’otages. Néanmoins, leur savoir-faire et leur expérience sont essentiels pour le développement de l’industrie française et des instructions du ministre de l’Intérieur tentent d’aménager la rigueur des mesures prises par le ministre de la Guerre pour ceux « que l’intérêt des arts et des fabriques pourrait permettre d’excepter des mesures de représailles que le gouvernement a ordonnées et de la surveillance rigoureuse qu’il commande d’exercer sur les étrangers de cette nation ».
Cet article, appuyé sur le recensement effectué en 1803 et les interventions en faveur des prisonniers de guerre anglais (Arch. nat., F/15/3496) et sur les archives du Bureau consultatif des arts et manufactures (F/12/4575), tente de tracer une esquisse de cette communauté, de ses caractéristiques et de ses relations tant avec les pouvoirs publics qu’avec le milieu industriel en cette période particulièrement difficile pour elle.